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đŸ˜ïž DĂ©mographie : prĂ©parer dĂšs aujourd’hui les territoires de 2035 et 2050

18 sept.
2 min de lecture

J’ai animĂ© hier matin, au ministĂšre de l’AmĂ©nagement du territoire et de la DĂ©centralisation, un atelier consacrĂ© Ă  un sujet sur lequel je travaille particuliĂšrement : les consĂ©quences des Ă©volutions dĂ©mographiques sur nos territoires.

Cette sĂ©quence s’inscrit dans la dĂ©marche de co-construction de la future StratĂ©gie nationale d’amĂ©nagement du territoire, portĂ©e par la ministre Françoise Gatel, afin de bĂątir une vision de notre amĂ©nagement aux horizons 2035 et 2050.

Baisse de la natalitĂ©, vieillissement de la population, Ă©volution de la rĂ©partition gĂ©ographique des habitants : la dĂ©mographie nous permet d’anticiper une partie importante des transformations Ă  venir. Et leurs effets ne sont pas rĂ©servĂ©s Ă  2050 : ils sont dĂ©jĂ  perceptibles.

Fermetures de classes ou d’écoles, difficultĂ©s d’accĂšs aux mĂ©decins et aux spĂ©cialistes, Ă©volution des besoins en matiĂšre de logement, Ă©loignement de certains services et emplois, mobilitĂ©s de plus en plus contraintes
 Ces rĂ©alitĂ©s interrogent directement l’attractivitĂ© et l’habitabilitĂ© de nos territoires.

Avec les élus, institutionnels et acteurs de terrain présents, nous avons travaillé autour de quatre grandes thématiques :

  • Les mobilitĂ©s, entre territoires enclavĂ©s, allongement des trajets et recherche d’alternatives au tout-voiture.

  • Le logement, avec des mĂ©tropoles sous tension et, Ă  l’inverse, certains territoires confrontĂ©s Ă  la vacance.

  • L’accĂšs aux soins, alors que le vieillissement accroĂźt les besoins et que de nombreux territoires peinent dĂ©jĂ  Ă  attirer des professionnels de santĂ©.

  • L’éducation, avec la nĂ©cessitĂ© d’anticiper la baisse du nombre d’élĂšves plutĂŽt que de revivre chaque annĂ©e les mĂȘmes tensions autour des fermetures de classes.


Merci Ă  Yohann Doignon, gĂ©ographe et dĂ©mographe au CNRS et coordinateur de l’Atlas de la population française, pour son Ă©clairage en ouverture de nos travaux, ainsi qu’à tous les participants pour la richesse des Ă©changes.

Une conviction ressort de cette matinĂ©e : anticiper plutĂŽt que subir. Les rĂ©ponses ne pourront pas ĂȘtre uniformes, car chaque territoire connaĂźt des rĂ©alitĂ©s et des dĂ©fis diffĂ©rents.


C’est donc aussi au niveau local, avec les Ă©lus et les acteurs de terrain, que devront se construire les solutions.


Penser Ă  2035 ou 2050 peut sembler lointain. Pourtant, prĂ©parer l’avenir de nos territoires exige prĂ©cisĂ©ment de sortir du court terme et de commencer Ă  agir aujourd’hui.


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