đïž DĂ©mographie : prĂ©parer dĂšs aujourdâhui les territoires de 2035 et 2050
Jâai animĂ© hier matin, au ministĂšre de lâAmĂ©nagement du territoire et de la DĂ©centralisation, un atelier consacrĂ© Ă un sujet sur lequel je travaille particuliĂšrement : les consĂ©quences des Ă©volutions dĂ©mographiques sur nos territoires.
Cette sĂ©quence sâinscrit dans la dĂ©marche de co-construction de la future StratĂ©gie nationale dâamĂ©nagement du territoire, portĂ©e par la ministre Françoise Gatel, afin de bĂątir une vision de notre amĂ©nagement aux horizons 2035 et 2050.
Baisse de la natalitĂ©, vieillissement de la population, Ă©volution de la rĂ©partition gĂ©ographique des habitants : la dĂ©mographie nous permet dâanticiper une partie importante des transformations Ă venir. Et leurs effets ne sont pas rĂ©servĂ©s Ă 2050 : ils sont dĂ©jĂ perceptibles.
Fermetures de classes ou dâĂ©coles, difficultĂ©s dâaccĂšs aux mĂ©decins et aux spĂ©cialistes, Ă©volution des besoins en matiĂšre de logement, Ă©loignement de certains services et emplois, mobilitĂ©s de plus en plus contraintes⊠Ces rĂ©alitĂ©s interrogent directement lâattractivitĂ© et lâhabitabilitĂ© de nos territoires.
Avec les élus, institutionnels et acteurs de terrain présents, nous avons travaillé autour de quatre grandes thématiques :
Les mobilitĂ©s, entre territoires enclavĂ©s, allongement des trajets et recherche dâalternatives au tout-voiture.
Le logement, avec des mĂ©tropoles sous tension et, Ă lâinverse, certains territoires confrontĂ©s Ă la vacance.
LâaccĂšs aux soins, alors que le vieillissement accroĂźt les besoins et que de nombreux territoires peinent dĂ©jĂ Ă attirer des professionnels de santĂ©.
LâĂ©ducation, avec la nĂ©cessitĂ© dâanticiper la baisse du nombre dâĂ©lĂšves plutĂŽt que de revivre chaque annĂ©e les mĂȘmes tensions autour des fermetures de classes.
Merci Ă Yohann Doignon, gĂ©ographe et dĂ©mographe au CNRS et coordinateur de lâAtlas de la population française, pour son Ă©clairage en ouverture de nos travaux, ainsi quâĂ tous les participants pour la richesse des Ă©changes.
Une conviction ressort de cette matinĂ©e : anticiper plutĂŽt que subir. Les rĂ©ponses ne pourront pas ĂȘtre uniformes, car chaque territoire connaĂźt des rĂ©alitĂ©s et des dĂ©fis diffĂ©rents.
Câest donc aussi au niveau local, avec les Ă©lus et les acteurs de terrain, que devront se construire les solutions.
Penser Ă 2035 ou 2050 peut sembler lointain. Pourtant, prĂ©parer lâavenir de nos territoires exige prĂ©cisĂ©ment de sortir du court terme et de commencer Ă agir aujourdâhui.



Commentaires