Fermeture de la maternité des Franciscaines : une alerte sur l’avenir de l’offre de soins à Versailles
- 14 mai 2025
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Le lundi 12 mai, j’ai rencontré les membres de la commission médicale de l’Hôpital privé de Versailles – Les Franciscaines (Ramsay Santé) pour échanger sur la fermeture annoncée de leur maternité, prévue pour le 1er juillet 2025, et sur les réorganisations plus larges de l’établissement.
Cette décision, qui entraînera la disparition de la dernière maternité de Versailles, suscite une vive émotion parmi les professionnels de santé et les habitants. Le groupe Ramsay Santé justifie cette fermeture par une baisse continue du nombre de naissances, avec 760 naissances en 2024, soit une diminution de 60 % en dix ans. L’objectif affiché est de regrouper les activités obstétricales sur le site de l’Hôpital privé de Parly 2 au Chesnay-Rocquencourt, afin d’atteindre un volume critique de 1 500 naissances par an et de proposer une qualité et une sécurité de prise en charge optimales aux futurs parents .
Cependant, cette réorganisation soulève plusieurs inquiétudes :
Accessibilité réduite : Le transfert des accouchements à Parly 2 pourrait compliquer l’accès aux soins pour les familles versaillaises et des communes voisines, notamment celles situées au sud de la ville.
Surcharge des établissements voisins : La fermeture de la maternité des Franciscaines risque d’engorger les autres maternités du secteur, déjà sous tension, comme celle de l’hôpital public André-Mignot.
Perte d’un service de proximité : Les patientes versaillaises perdront un lieu d’accouchement proche de leur domicile, ce qui peut avoir des conséquences sur le suivi de grossesse et la sécurité des accouchements.
Lors de notre échange, les professionnels de santé ont exprimé leur incompréhension face à une décision jugée brutale et insuffisamment concertée, ainsi que leurs craintes pour l’avenir d’autres services, dans un contexte général de fragilisation du secteur privé de santé.
Je tiens à saluer leur professionnalisme et leur attachement à la qualité de la prise en charge. Aucune politique de santé ne peut réussir si elle est perçue comme un désengagement des territoires.
En tant que parlementaire, je resterai attentive à l’évolution de cette situation et veillerai à ce que le principe d’égalité d’accès aux soins soit respecté. Cette rencontre confirme une nouvelle fois qu’il est urgent de remettre les soignants et les besoins des patients au cœur des décisions, loin de toute logique strictement comptable.
Je continuerai à défendre une approche territorialisée, cohérente et humaine de notre politique de santé.











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