top of page

Nouvelle-Calédonie : choisir le débat plutôt que le blocage

  • il y a 2 jours
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 10 minutes

En séance, j’ai pris la parole sur la motion de rejet préalable déposée sur le projet de loi constitutionnelle relatif à la Nouvelle-Calédonie.

Un sujet grave, dans un contexte qui l’est tout autant.

La Nouvelle-Calédonie reste profondément marquée par les émeutes de mai 2024. Dans ce moment charnière de son histoire, notre responsabilité collective est d’être à la hauteur, de permettre un débat exigeant et d’accompagner un processus politique complexe.


Refuser le blocage du débat


J’ai tenu à dire clairement ce que les oppositions (partis de gauche + RN + UDR) mettaient en oeuvre pour bloquer le texte.

D’un côté, une motion de rejet qui vise à écarter purement et simplement l’examen du texte.

De l’autre, des milliers d’amendements qui participent à une logique d’obstruction.

Ce double mouvement empêche le Parlement de jouer pleinement son rôle.

Notre groupe a fait un choix clair : nous voterons contre cette motion de rejet, pour permettre que le débat ait lieu.


Un texte au cœur d’enjeux majeurs


Le texte examiné s’inscrit dans une période charnière, après la fin de l’accord de Nouméa et dans un contexte d’impasse institutionnelle.

Il vise notamment à traduire les orientations issues des accords de Bougival et de l’accord complémentaire Élysée-Oudinot, et à définir un nouveau cadre institutionnel pour la Nouvelle-Calédonie.

Parmi les enjeux soulevés :

- la création d’une organisation institutionnelle nouvelle,

- la question du transfert de certaines compétences,

- l’évolution du corps électoral,

- et plus largement, la recherche d’un équilibre politique durable.

Ces sujets sont fondamentaux. Ils engagent l’avenir du territoire et de ses habitants.


La nécessité du dialogue


Le consensus autour de ces évolutions reste fragile. Les tensions politiques et sociales sont fortes, et certains acteurs n’ont pas pris part au processus.

Dans ce contexte, une chose est essentielle : le dialogue.

Les accords récents ont été rendus possibles par un travail de négociation entre les différentes parties. Cet esprit doit continuer à guider nos travaux.

Balayer ce débat reviendrait à ignorer ces efforts et à fragiliser davantage une situation déjà sensible.


Faire le choix de la responsabilité


Sur un sujet aussi complexe, personne ne détient seul la solution.


C’est pourquoi j’ai défendu une position claire :

  • refuser l’obstruction,

  • permettre le débat,

  • faire vivre la discussion démocratique.


Comme je l’ai rappelé en séance, le blocage n’est pas une politique. 

Notre responsabilité est au contraire de permettre au Parlement d’examiner ce texte, d’en débattre et, si nécessaire, de l’amender.

C’est dans cet esprit que le groupe Les Démocrates s’inscrit : celui du dialogue, de la responsabilité et du respect des enjeux du territoire.


Commentaires


bottom of page